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L’Express – Immobilier : n’hésitez plus, c’est le moment d’acheter

Immobilier : n’hésitez plus, c’est le moment d’acheter

Par Corinne Scemama – Publié le 29 mars 2016 à 14h55

La reprise est de retour en ce printemps 2016. Raison de plus, pour les acheteurs, de profiter des taux très bas, des prix stables et des mesures gouvernementales. Des conditions quasi idéales… mais pas éternelles.

Il règne en ce printemps timide comme une douce atmosphère d’euphorie sur le marché de l’immobilier. Partout en France, les acheteurs redoublent de projets, les établissements de crédit débordent de dossiers, les agences multiplient les visites et les promoteurs passent leurs week-ends à signer des ventes.

En gestation depuis la fin du printemps 2015, l’embellie s’est amplifiée tout au long de l’année dernière, pour se poursuivre au début de 2016. Dans le neuf, la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) observe, elle aussi, un solide redémarrage – 122781 ventes, en progression de 13,6%.

Une activité dopée par la baisse historique des taux de crédit – autour de 2% aujourd’hui -, qui redonne aux Français et du pouvoir d’achat et l’envie de réaliser, à nouveau, des projets immobiliers. Sans compter la baisse – certes modérée – des prix depuis 2011, l’amélioration du dispositif Pinel, réservé aux investisseurs, et, depuis le début de 2016,le remaniement du prêt à taux zéro (PTZ) pour les primo-accédants.

Et, même si la situation économique reste difficile, avec un chômage persistant, que la remontée des taux – et sans doute celle des prix – semble à moyen terme inéluctable, les Français doivent profiter le plus vite possible d’une « reprise apaisée mais fragile » […].

Les banques se battent pour financer le plus d’acquéreurs possible

[…] Pourquoi un tel engouement de la part de Français « peu disposés, désormais, à différer leur achat » ? La raison de ce retour de flamme est « l’extraordinaire baisse des taux. Elle explique, à elle seule, la reprise », analyse Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université de Paris Ouest. Un tel niveau de modicité permet, en effet, à la majeure partie des acheteurs de se resolvabiliser, rendant leurs rêves plus accessibles. D’autant que les banques se battent pour financer le plus d’acquéreurs (solvables) possible, quitte à allonger la durée des crédits et à accepter de négocier les mensualités à la baisse.

Dans le neuf, c’est la conjonction des taux bas et des mesures gouvernementales qui a permis le rebond du marché. Grâce au dispositif Pinel et à ses réductions fiscales, les achats des investisseurs ont grimpé de 43%, pour représenter aujourd’hui plus de la moitié des ventes. « Ils achètent partout, en Ile-de-France, à Lyon, Marseille, Bordeaux ou Toulouse. Certains programmes sont vendus presque intégralement à ce type de clientèle » […].

85% de la population couverte par le prêt à taux zéro

Et ce n’est pas fini ! De nouveaux cadeaux gouvernementaux vont continuer à booster le marché. Depuis le 1er janvier 2016, le prêt à taux zéro (PTZ) revient en force, plus avantageux que jamais. Nexity a calculé que 85% de la population française est désormais concernée! Ce dispositif « puissant », aura au moins une vertu : faire revenir les primo-accédants, disparus du marché depuis cinq ans. « 2016 sera vraiment leur année ». Déjà, les promoteurs les aperçoivent dans les bureaux de vente, plus enhardis que jamais, à la recherche de renseignements.

Au fur et à mesure, leur nombre va grimper: « Ce sont eux qui entretiennent le dynamisme du marché ». Même dans l’ancien, où le dispositif exige un maximum de travaux à effectuer, « le PTZ va, au minimum, permettre aux jeunes couples de se poser à nouveau la question de l’accession ».

Dans le Centre et l’Est, le marché n’est pas reparti

Mais, attention : l’optimisme printanier ne doit pas faire perdre la raison. « La reprise est certes présente, mais elle reste fragile », prévient Olivier Eluère, économiste au Crédit agricole. D’abord, si le nombre de transactions explose en France, toutes les régions et tous les biens ne sont pas logés à la même enseigne. Beaucoup échappent au miracle. Les zones rurales sont encore exclues du marché et doivent se contenter d’une activité au ralenti. Tandis que, dans les départements du Centre et de l’Est, le marché n’est pas reparti. Et que dire des logements avec défauts?

« Les biens médiocres – la majorité de l’offre – ne se vendent pas mieux qu’avant. Au contraire, les acheteurs sont de plus en plus sélectifs et vigilants ». Souvent, pour ce type d’appartement, les clients visitent et repartent sans faire d’offre, ou alors à prix cassé. Le stock d’invendus continue donc à gonfler. « Les premiers étages, par exemple, ont du mal à partir », observe Roger Abecassis, patron du groupe Consultants Immobilier.

Ensuite, si les taux sont extrêmement bas, ils risquent de ne pas demeurer encore très longtemps à un tel niveau, inimaginable voilà à peine deux ans. « Or le rebond dépend en grande partie des conditions de crédit ». S’ils remontent, même légèrement, comme certains le prévoient pour la fin de l’année 2016, « le marché risque de s’arrêter net », pronostique un expert. […]

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