Le luxe en toute simplicité

Carla Bruni – Femme artiste

Chanteuse et top model, femme de coeur et de conviction, l’élégante ambassadrice de la marque italienne Bulgari reste une artiste avant tout. Nous offrant sur un DVD le film inédit de sa tournée à New York et Los Angeles. Icône malgré elle, l’ex First Lady envoûte la planète.

Impeccable aux côtés de « son homme », Nicolas Sarkozy, l’actualité de Carla Bruni n’a jamais cessé de frémir. Elle écrit, elle chante et séduit le plus grand nombre. Autant par cette nonchalance acquise sur les podiums que par cette bienveillance spontanée, naturelle. Entre courtoisie et douceur mâtinée de force, d’intelligence et de caractère, le public la suit à ses concerts, Woody Allen à l’écran et le monde des lettres et de la culture à la ville. Se fichant d’être décriée ou adulée, elle exhibe en beauté cet éternel féminin, affichant pérenne une vie de famille irréprochable.

Carla Bruni : what else can be said about her ?

Résidence

Le patrimoine immobilier fait partie de ses priorités, mais en toute discrétion. La chanteuse aime conjuguer confort et art de vivre en adéquation avec ses activités. D’où son habitation parisienne, un hôtel particulier situé dans le XVIe arrondissement où elle a ses habitudes. Refusant d’exposer sa vie privée, le faste, chez Carla Bruni, relève cependant d’une longue tradition familiale. Son père, Alberto Bruni-Tedeschi, héritier d’un fleuron de l’industrie italienne, avait la passion du patrimoine et des acquis : résidence historique près du château de Rambouillet, hôtel particulier quai Voltaire à Paris, maison à Saint-Paul-de-Vence, villa au cap Nègre et pour résidence principale de la famille, le château Castagneto près de Turin. Propriétaire ? Chez les Bruni-Tedeschi, une évidence ! De la maison de villégiature perchée sur le rocher du Cap Nègre, elle ne parle pas. Même si les tabloïdes en ont souvent montré les alentours, et à juste titre. Car, au-delà de son coût, comment ne pas admirer la situation privilégiée de cette demeure construite par André Faraggi, entre 1934 et 1937, et qui compte pas moins de dix chambres, chacune d’elles ayant sa terrasse donnant sur la mer. Jouissant d’un immense parc arboré où se mêle le parfum des citronniers à celui des cyprès, chaque été, on peut apercevoir subrepticement à la une des magazines, l’escalier menant à la mer où Carla Bruni et Nicolas Sarkozy aiment se baigner.

Chanteuse

Même si elle a grandi dans un univers où la culture musicale occupait une grande place, la musique arrive tardivement dans sa vie, à l’époque où la star des podiums quitte le monde de la mode pour se consacrer à sa passion. « Elle était déjà riche et célèbre » raconte le critique musical Bertrand Dicale qui l’a interviewée pour le documentaire de D8. A la voir, filmée par Michael Williams, le célèbre photographe de mode, sur le DVD réalisé lors de sa tournée américaine, son émotion, sa flamme, ses retenues, ce lien ténu avec le public explique l’intérêt réel que suscite l’artiste. Elle séduit ! Par son style, son écriture. Pour preuve, ses collaborations d’auteure avec des artistes comme Julien Clerc, Louis Bertignac ou Christophe Willem. Une vraie sensibilité artistique confirmée par le succès. Depuis « Quelqu’un m’a dit », album vendu à 2 millions d’exemplaires, l’interprète de « Mon Raymond » a fait bien du chemin. C’est après son départ de L’Elysée, en 2012, que la jeune femme avait repris celui des studios pour enregistrer son quatrième album, « Little french songs ». (Disque de platine en France et à l’export). Sûr, la musique n’en a pas fini avec elle et réciproquement. Carla se voit très bien en vieille chanteuse, comme elle le confie : « Si les gens ne viennent pas, je chanterai dans le métro » dit-elle.
Et tout ce qui est tube, elle connait !

Amoureuse

Tellement, qu’avant de monter sur scène la chanteuse met le parfum de son ex président de mari. « Comme ça, à chaque fois que je bouge, je sens mon homme », déclare-t-elle. Femme amante et aimante, mais aussi « mama » comblée de deux enfants, Aurélien (né de sa relation avec le philosophe Raphaël Enthoven) et Giulia (petite blondinette qui fait fondre le cœur de son papa, Nicolas). Très attentionnée, ne dit-on pas d’elle ? « Carla Bruni-Sarkozy veille sur les siens comme une lionne »… C’est en novembre 2007 qu’elle rencontre Nicolas Sarkozy, alors président de la République, au cours d’un dîner organisé par Jacques Séguéla. Le charme opère des deux côtés. Elle a vécu des amours compliqués, il vient de se séparer de Cécilia. Le mariage suit. Carla devient Première dame de France et conquiert le monde par sa grâce, son élégance naturelle, un mix de Jackie Kennedy et Audrey Hepburn, et sa grande discrétion. Ce que d’autres obtiennent pas la force, Carla Bruni se l’approprie en douceur, par le cœur et par détermination. A l’étonnement, suit l’admiration pour celle qui ne fera jamais défaut dans son soutien à son mari. Exposés tous deux aux affres et tremblements des bas-coups politico-médiatiques, la romance dure depuis plus de 7 ans, sans ombre, ni anicroche. Elle va à ses meetings, il applaudit ses concerts. Belle parité. Si comme le veut le dicton « derrière chaque homme de pouvoir, il y a une femme », pour l’heure, celle de Nicolas Sarkozy se nomme Carla, Carlita…

Femme de coeur

Militante engagée ? Oui et de belle manière ! Parce que son frère Virginio en est décédé en 2006, Carla Bruni s’associe depuis plusieurs années avec dévouement et conviction à la lutte contre le sida. Ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le VIH, elle ne cesse de lutter contre le fléau. Autre combat, l’illettrisme. Pour éveiller les jeunes aux disciplines artistiques, elle crée en 2009 la Fondation Carla-Bruni-Sarkozy, chargée de promouvoir l’accès à la culture pour tous. Sa fondation appelle à des projets associatifs destinés à des familles qui n’ont pas les moyens d’acheter des livres, de participer à des activités culturelles ou de loisirs. Elle y travaille dans l’ombre avec simplicité, sans alerter presse et autres médias afin de valoriser ses bonnes actions. D’une façon plus générale, la femme de cœur participe ou soutient diverses actions ponctuelles en tous genres, reversant régulièrement des droits artistiques d’albums, de concerts à des fondations de toutes sortes. Restos du Cœur, Aides, Chaîne de l’espoir… La femme courage n’hésite pas non plus à prendre fait et cause si l’urgence se présente. Comme pour l’Iranienne Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée à mort par lapidation.

Icône

Elle est de toutes les fashion week ! Provoquant à chaque fois un attroupement d’aficionados. C’est sur le plateau de « 50 minutes Inside » qu’elle a fait le point sur sa carrière de mannequin. « Le mannequinat, ça s’arrête qu’on le veuille ou pas. Ça s’arrête avec l’âge, donc, en fait, ce n’est pas tellement moi qui me suis arrêtée, c’est le mannequinat qui s’est arrêté tout naturellement ». Sa beauté, son aisance, son chic inné l’ont voué à d’autres représentations. Egérie, tout naturellement ! Image de la dernière campagne Bulgari, elle incarne à merveille l’éblouissante collection du joaillier italien. Focus sur des parures exceptionnelles, où sa sensualité fait écho à la beauté des pierres. Posant à Rome pour la nouvelle campagne « Diva » sous l’objectif du photographe Terry Richardson, elle figure dans des clichés mettant en valeur bijoux, sacs et lunettes de soleil d’une gamme, vision moderne de l’hédonisme version Dolce Vita romaine. Qu’elle incarne à merveille. « Carla est la femme idéale », dit-on chez le joaillier italien. Image renforcée à l’occasion du cocktail de lancement donné au restaurant Apicius à Paris. Ce soir-là, elle avait troqué jeans et vestes de velours pour se glisser dans une robe Alaïa et se percher sur des escarpins vernis, parée d’un collier et d’un bracelet d’émeraudes et rubis entrelacés. Sublime ! L’ex top model continue d’assurer le job.

Article de M. DELANOUE

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