LVMH
LA QUÊTE DE L’ABSOLU ARCHITECTURAL
Un prix Pritzker, sinon rien ? Pour Bernard Arnault, s’offrir un « Nobel » de l’architecture n’est pas un simple caprice, c’est un impératif stratégique et un devoir d’excellence.
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LA QUÊTE DE L’ABSOLU ARCHITECTURAL
Un prix Pritzker, sinon rien ? Pour Bernard Arnault, s’offrir un « Nobel » de l’architecture n’est pas un simple caprice, c’est un impératif stratégique et un devoir d’excellence.

Au Bois de Boulogne, le nuage de verre de Frank Gehry.
Dans la galaxie LVMH, bâtir ne suffit plus, il s’agit d’ériger des manifestes de pierre, de verre et de métal. Cette quête effrénée du geste parfait répond à une double ambition. Il s’agit d’abord de s’assurer la garantie de collectionner des signatures iconiques : Frank Gehry (Fondation Louis Vuitton), Christian de Portzamparc (boutiques Dior), le duo japonais de l’agence Sanaa (Samaritaine)… capables de concevoir des édifices extraordinaires. Ces structures ne sont pas de simples écrins muséaux ou commerciaux, mais des totems de puissance destinés à porter très haut le nom du groupe. Ce faisant, Bernard Arnault s’assure de faire date et de marquer durablement les esprits, transformant chaque adresse prestigieuse en un monument de la modernité. Entre audace structurelle et pérennité patrimoniale, voici une immersion dans cette collection d’édifices où le luxe rencontre l’éternité. Morceaux choisis.

La renaissance intérieure de la Samaritaine.

La façade de la Samaritaine, côté rue de Rivoli.
Fondation Louis Vuitton (2014) – Paris 16e Architecte : Frank Gehry
À l’image du musée Guggenheim de Bilbao, Frank Gehry créa la surprise en 2014 avec le « nuage de verre » de la Fondation Louis Vuitton au bois de Boulogne. Le voeu de Bernard Arnault ? « Un bâtiment stimulant la créativité et rendant l’art accessible. La modélisation 3D a garanti la précision de cet édifice où le verre reflète le ciel et le jardin », confiait au Point le Prix Pritzker 2010, récemment disparu.
Samaritaine (2021) – Paris 1er – Architecte : Sanaa
Pour faire revivre la “Samar”, joyau du Pont-Neuf fermé en 2015, LVMH a investi près d’un milliard d’euros. Ce projet sublime l’héritage Art Nouveau et Art Déco du site tout en l’ouvrant à la modernité. Rue de Rivoli, l’agence Sanaa (prix Pritzker 2010) signe une façade de verre ondulante aux reflets changeants. Sous la verrière monumentale aux structures métalliques restaurées, l’expérience se prolonge jusqu’au prestigieux hôtel Cheval Blanc. Ce balcon sur la Seine, mis en scène par Peter Marino et Édouard François, redéfinit l’élégance parisienne.

Hall de l’hôtel-restaurant Cheval Blanc.

La maison Dior vient d’ouvrir un sculptural flagship pékinois.
Boutiques Dior – Séoul (2015), Genève (2024), Pékin (2025). Architecte : Christian de Portzamparc
Premier lauréat français du prix Pritzker en 1994, l’architecte Christian de Portzamparc a signé une superbe triplette de boutiques pour la maison de haute couture Dior. La dernière réalisation ? Celle de Pékin, située dans le quartier très en vogue de Sanlitun, véritable épicentre du luxe de la capitale chinoise. Le concept architectural de ce bâtiment évanescent repose sur un bouquet de pétales géants en résine immaculée, venant encadrer avec élégance chaque angle des façades parées de tuiles en verre artisanal doré. Un clin d’oeil direct au travail du drapé que le couturier Christian Dior façonnait pour ses collections. On y admire aussi le magistral escalier en colimaçon qui distribue les salons de mode depuis le restaurant « Monsieur Dior », de la cheffe française multi-étoilée, Anne-Sophie Pic.
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