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13 Déc 2018

Artkanoïd Street Art Gallery

Dans le milieu de l’art urbain parisien, nous avons rencontré Cyril Bismuth, co-fondateur de la jeune galerie implantée dans le « Bas Marais », et connue pour sa sélection pointue d’artistes issus exclusivement du graffiti.

« Avec ma sœur, Candice, nous avons décidé de défendre une culture qui nous est chère depuis notre tendre enfance. Ayant grandi dans le XIXe arrondissement, nous avons pu voir l’évolution du graffiti parisien. Dans un souci d’authenticité, nous représentons aujourd’hui aussi bien les légendes New-yorkaises des années 70-80 (Part One, Cope2, Blade, Quik, ou Tkid) que la scène européenne de dix ans sa cadette (Kongo, Pro176, Disco, Bonus, Cren, Kayone, Fyrze ou les plus jeunes, comme Stix ou Fansak, venu tout droit de Chine) ».

 

« Notre vision artistique est en adéquation avec les œuvres que nous vendons ».

 

« Dans notre galerie Artkanoïd, lors d’évènements privés, sur nos stands au sein de la foire Art Elysées pendant la FIAC, nos clients sont autant des collectionneurs avisés que des néophytes »

Kongo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le « Street Art », c’est l’art du XXIe siècle

Interview

Est-ce facile pour une jeune galerie de se faire une place dans ce milieu ?
Cyril Bismuth : Nos débuts n’ont pas été simples ! Le mot « street art » est devenu un label attribué à tort et à travers à n’importe quelle œuvre peinte à la bombe ou au Posca. Peu de galeries font la différence par manque de connaissance et nous nous sommes engagés à ne promouvoir que des artistes ayant une légitimité de la rue (la street credibility), et nous pensons que seuls les vrais resteront inscrits dans les livres d’histoire de l’art. Mais en moins de 3 ans nous avons fait nos preuves, nous sommes assez fi ers d’avoir exposé lors de la FIAC l’avion de la fondation Antoine de Saint-Exupery peint par l’artiste Kongo sur les Champs-Elysées (Art Elysées – artfair), tous les jours nous recevons des mails à ce sujet.

Qu’apportez-vous aux collectionneurs ?
Nous conseillons avec sincérité et clairvoyance. Il est certes parfois plus simple de vendre des artistes bien markettés, mais nous préférons garder notre ligne directrice. La légende se construit avec le temps, et les photos des fresques éphémères du passé en sont la preuve. Certains artistes, longtemps considérés comme de simples vandales, exposent aujourd’hui dans des musées. Et aussi à l’Elysée, à l’Assemblée Nationale. Comme l’artiste Kongo, connu par le grand public pour ses collaborations dans le monde du luxe avec Hermès. Daum, ou la dernière en date, avec Richard Mille, ou récemment avec la maison La Cornue qui a gagné le prix AD kitchen 2018) qui était invité dans un déplacement officiel avec le président de la République, à Jakarta, pour représenter la créativité française. Nous croyons en l’authenticité !

Le marché de l’art urbain est-il florissant ?
Malheureusement, il est saturé de trop d’imposteurs. Depuis quelques temps, l’étau se resserre grâce aux professionnels scrupuleux. Contrairement à d’autres moins consciencieux qui ont essayé de surfer sur cette mode sans vraiment connaitre les protagonistes de ce mouvement. Désormais, le client est plus vigilant. Il se documente avant d’acheter et tire des leçons de ses précédents achats. Il suffit de consulter quelques livres spécialisés ou d’aller sur son Smartphone pour comprendre qui est à l’origine du graffiti. Nous respectons les autres artistes qui proposent de très belles œuvres colorées, mais on ne peut pas revendiquer leur appartenance à « l’art de rue » si les seuls murs peints ont été négociés avec le propriétaire pour faire une belle photo destinée aux réseaux sociaux.

 

Chiggas in Paris, par Fransack.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’où la confusion entre graffiti et vandalisme…
C’est pour cela que nous organisons des vernissages avec les artistes, des ateliers pour les enfants, afin de faire découvrir la vraie genèse de cet art trop longtemps décrié. Il serait dommage de ne pas en profiter, sachant que beaucoup d’artistes ne sont plus présents pour en parler. D’un point de vue financier, sans les comparer à Keith Haring out JM Basquia, lorsqu’on voit aujourd’hui les prix des œuvres de Ramellzee ou de Dondi White, on comprend tout de suite l’engouement des collectionneurs pour acquérir la moindre œuvre.

Qui représentez-vous avec fierté ?
Pour faire écho aux figures emblématiques des rues new-yorkaises et dans un budget bien différent, nous avons l’honneur de représenter des légendes du graff’ comme Blade, qui est  le plus ancien toujours vivant de cette génération, ou encore Part One. Tous deux ont inspiré toutes les générations de « graffeurs » dans le monde entier. En parallèle, nous avons suivi l’expansion de la scène française. Lorsque j’évoque Kongo, j’ai omis de mentionner sa grande contribution au mouvement. Grâce à lui, beaucoup d’artistes ont pu se faire connaitre par le biais de son festival, Kosmopolite.

Le « Street Art », un art contemporain ?
On peut constater qu’avec le temps et la maîtrise des techniques académiques, des artistes ont sublimé le graffiti en passant du côté de l’art contemporain. Le tag ou le graff‘ est devenu plus subtil : un trait ou un effet de bombe que l’on devine, mais la première lecture n’est plus la même. Le pari est gagné pour les plus talentueux ! Aujourd’hui, les artistes français comme Disco ou Bonus peignent des œuvres bien différentes des murs de leur adolescence, ce qui rend leur travail beaucoup plus captivant.

 

Mister Albert by Kongo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Stéphanie Delage, avec Monique Delanoue.

Article à lire p. 166-167 de notre nouveau magazine.

Artkanoïd Gallery
22 rue Notre-Dame de Nazareth
75003 Paris
Tél : 01 48 87 54 82
www.artkanoid.com
instagram @artkanoid_gallery

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